FluidShift
La traversée.
Le parcours d'accompagnement. De toi au système.
Certains fondateurs arrivent ici épuisés. D'autres sentent qu'ils sont au plafond sans savoir pourquoi. Tous ont en commun une chose : ils savent que continuer comme avant ne mènera pas où ils veulent aller.
Ce parcours ne commence pas par l'organisation. Il commence par toi. Et il se termine quand le système tourne sans moi.
Ce qui se passe ici reste ici. Le cadre est sécurisé, la confidentialité absolue. Mon rôle n'est pas de juger, ni de diriger, c'est de créer l'espace pour que tu puisses aller là où tu n'irais pas seul.
9
Mois
5
Étapes
3
Mois par niveau
Le parcours en un coup d'oeil
01
Étape 1
Toi
Les trois premiers mois commencent ici.
Avant de toucher à l'organisation, on commence par toi. Pas parce que tu es le problème, parce que tu es le point de levier le plus puissant du système.
Coaching individuel. Ton profil de dirigeant permet de cartographier ce qui te fait réagir, ce qui te met sous pression, ce dont tu as besoin pour diriger depuis tes ressources. On nomme les comportements que tu adoptes sans le vouloir, et on crée les conditions pour que tu puisses les reconnaître avant qu'ils coûtent cher.
C'est le socle. Tout le reste s'appuie sur ça.
02
Étape 2
Tes associés
Toujours dans les trois premiers mois.
Les non-dits entre associés coûtent plus cher que la plupart des erreurs opérationnelles. Ils ralentissent les décisions, créent des tensions sourdes, et empêchent de construire ensemble.
Chaque associé fait d'abord son propre profil de dirigeant et reçoit sa restitution individuelle. Puis on se retrouve en groupe. De façon croisée, chacun partage son profil, ses besoins, ses séquences de stress, ce qui le fait réagir. Pour la première fois, les associés se voient vraiment. Pas à travers le prisme des tensions quotidiennes, mais à travers ce qu'ils sont.
La confiance entre associés n'est pas un prérequis. C'est un résultat. Elle se construit quand chacun comprend ce qui anime l'autre, ce qui le fragilise, ce qu'il attend vraiment.
Ce n'est pas une médiation. C'est une reconstruction de la confiance à la base.
03
Étape 3
Le CODIR
Les trois mois suivants.
Constituer. Beaucoup de boîtes en scale n'ont pas encore de CODIR, ou en ont un qui n'existe que sur le papier. Avant de le faire fonctionner, il faut le constituer : promotions internes, recrutements externes, ou les deux. C'est souvent là que les décisions les plus difficiles se prennent.
Embarquer. Une fois constitué, on écoute. Interviews individuelles de chaque membre, résultats anonymisés. On remonte ce que le système dit de lui-même, ses forces, ses faiblesses, ses angles morts. On restitue aux dirigeants.
Puis l'atelier. Co-définition des OKR : des objectifs qualitatifs qui disent où on va, des résultats clés quantitatifs qui diront objectivement si on y est arrivé. Clarification des rôles run et build. KPI tracés.
Pas une délégation symbolique. Une redistribution réelle de ce qui était porté par un seul.
04
Étape 4
Les équipes
Dans la même période.
Le CODIR est en place, les OKR sont posés. Il est temps d'embarquer le reste.
Le séminaire commence par créer la sécurité. Pas de grand discours descendant. Un espace où chacun peut s'exprimer, questionner, contribuer. Parce qu'une culture qui punit l'erreur ne peut pas recevoir des objectifs ambitieux, elle les sabote.
Les fondateurs et le CODIR présentent ensuite les objectifs et les key results qu'ils ont co-construits. Les équipes ne les reçoivent pas passivement. Elles challengent les axes, travaillent sur les jalons, définissent trimestre par trimestre les étapes concrètes pour atteindre les objectifs à moyen terme.
Les gens ne s'engagent pas sur ce qu'ils ne voient pas. En rendant la direction visible, en invitant chacun à la construire, on transforme des collaborateurs en co-auteurs de ce qui vient. L'alignement ne se décrète pas. Il se crée quand chacun comprend où on va, et pourquoi ça le concerne.
Ce n'est plus le fondateur qui porte la direction seul. C'est le collectif qui s'en empare.
05
Étape 5
Le cycle
Les trois derniers mois.
Le système tourne. Mon rôle change.
Ce qui se met en place ici, c'est l'architecture des instances qui vont faire vivre le système durablement. Deux niveaux, deux temporalités, deux logiques de pilotage radicalement différentes.
Le run, c'est le présent. C'est ce qui rapporte de l'argent aujourd'hui. L'exécution, les process, la performance opérationnelle. On le pilote avec des KPI, on le suit chaque semaine dans des instances dédiées, on l'améliore de façon itérative. Sans run solide, pas d'entreprise viable.
Le build, c'est le futur. C'est ce qu'on construit pour que l'entreprise de demain existe. Les OKR, les projets de transformation, les changements structurels. On ne le pilote pas avec des tableaux de bord, on le pilote avec des engagements. Chaque mois, les pizza teams se réunissent autour de chaque axe OKR : le porteur d'axe qui anime, les porteurs de jalons qui avancent. Maximum six personnes. La responsabilité est distribuée à tous les niveaux, fondateur, membres du CODIR, collaborateurs.
Le piège classique du fondateur en scale : tout mettre dans le run parce que c'est urgent, et ne jamais faire le build parce que ce n'est jamais le bon moment. Résultat : l'entreprise s'épuise à bien exécuter sans jamais se transformer.
Chaque trimestre, le collectif se réunit. On célèbre les victoires, on apprend de ce qui n'a pas avancé, on refonde les OKR pour le trimestre suivant. La stratégie se recalibre au contact de l'exécution. Run et build se remettent au service l'un de l'autre.
Quand ce cycle tourne sans moi, quand le CODIR pilote, quand les équipes s'engagent sur ce qu'elles ont contribué à construire : c'est ça, la traversée réussie.
Tu n'as pas lu cette page par hasard.
La question n'est pas de savoir si le moment est le bon.
C'est de savoir si tu es prêt à commencer par toi.